Ottawa souhaite apporter son aide face à la hausse des prix du pétrole
OTTAWA — Le premier ministre Mark Carney indique que le gouvernement fédéral examine des moyens de venir en aide aux Canadiens alors que les prix du pétrole augmentent en raison du conflit qui sévit actuellement au Moyen-Orient.
Les prix du pétrole ont grimpé en flèche depuis que les États-Unis et Israël ont attaqué l’Iran le 28 février. Selon l’observatoire des prix de l’essence de l’Association canadienne des automobilistes, les prix s’élevaient en moyenne à plus de 1,80 $ le litre mardi à travers le Canada, contre environ 1,32 $ il y a un an et 1,51 $ le 7 mars.
M. Carney affirme que son gouvernement souhaite aider à «amortir le choc» pour les Canadiens.
«Il existe un marché mondial, et les pays qui disposent de beaucoup de pétrole et de gaz voient leurs prix augmenter au même titre que ceux qui n’en ont pas; on observe la même hausse des prix aux États-Unis également», rappelle M. Carney mardi.
«La question qui se pose, et c’est ce sur quoi le gouvernement se concentre, est de savoir combien de temps cette situation va durer et ce que nous pouvons faire pour aider à amortir le choc pour les Canadiens, et c’est ce que nous examinons actuellement.»
Le conflit a interrompu le trafic de pétrole brut dans le détroit d’Ormuz, un point de passage crucial, et paralysé la production d’énergie dans certaines régions du Moyen-Orient. Environ un cinquième de l’approvisionnement mondial en pétrole transite par ce détroit, qui relie le golfe Persique au golfe d’Oman, puis à la mer d’Oman.
Les conservateurs ont appelé les libéraux à soulager les Canadiens à la pompe en suspendant les taxes fédérales sur l’essence et le diesel jusqu’à la fin de l’année.
Le chef conservateur Pierre Poilievre a déclaré la semaine dernière que la suppression de la taxe d’accise sur les carburants, de la norme sur les combustibles propres et des surtaxes de la TPS sur l’essence et le diesel permettrait aux consommateurs d’économiser environ 25 cents le litre.
Selon lui, cette baisse permettrait de réaliser des économies d’«environ 20 $ par plein, soit 1200 $ pour une famille moyenne de quatre personnes d’ici la fin de l’année».
Dans une lettre adressée mardi à M. Carney, M. Poilievre dit que la hausse des prix du pétrole a constitué une «manne considérable» pour le gouvernement. Il appelle de nouveau à la suspension de la taxe fédérale d’accise sur les carburants, de la TPS sur l’essence et le diesel, ainsi qu’à la suppression définitive de la norme sur les combustibles propres et de la tarification du carbone pour l’industrie.
«Cela ne profiterait pas seulement aux automobilistes, avance M. Poilievre. La baisse des prix du diesel réduirait le coût du transport des denrées alimentaires, des matériaux de construction et d’autres biens essentiels à travers le pays, ce qui ferait baisser les coûts dans l’ensemble de l’économie.»
– Avec des informations de Sarah Ritchie et David Baxter
