Une porte s’ouvre entre Pyeongchang et Bromont pour Max Parrot

Une porte s’ouvre entre Pyeongchang et Bromont pour  Max Parrot

Beaucoup de surprises attendaient Max Parrot, samedi soir.

Crédit photo : (Photo: GranbyExpress-Roxanne Langlois)

OLYMPIQUES. L’olympien Maxence Parrot s’est transporté momentanément, samedi soir, de Pyeongchang au centre de ski de Bromont, un tour de force technologique qui a donné lieu à de belles émotions pour le surfeur des neiges et ses proches.

Le Bromontois a en quelque sorte effectué un retour hâtif à la maison via la Porte rouge de Canadian Tire, un portail numérique par lequel il a pu échanger avec ses parents, sa sœur, son meilleur ami, sa copine et même… son chien, Loup. «Je suis bien content de vous voir, ça me fait du bien. Les Olympiques, pendant trois semaines, c’est très le fun, mais c’est beaucoup de hauts, beaucoup de bas et c’est stressant. Il y a beaucoup de nervosité», a indiqué l’athlète, ajoutant avoir l’impression d’être réellement auprès des siens, qui eux, ont surveillé de près ses récentes performances à partir du Québec.

L’athlète a mentionné avoir eu une pensée pour ses proches et ses partisans montérégiens juste avant de faire ses derniers sauts, vendredi, au moment même où ils se massaient tous au Edgar Hyperlodge de Bromont pour ne rien manquer de ses acrobaties. «Je savais qu’il y avait tout ce monde-là, que vous me regardiez en direct du Québec. Juste de penser à vous autres, ça m’a déstressé. C’est un beau moment, dans ma tête», a-t-il indiqué.

Du rêve… à la réalité

Ses proches sont revenus sur la plus récente compétition du <I>snowboarder<I> de 23 ans, lui indiquant qu’il leur avait fait vivre une myriade d’émotions.  Si le scénario rêvé par le planchiste ne s’est malheureusement pas concrétisé, vendredi, ils ont souligné son courage.  Pressenti pour monter sur la première marche du podium lors de l’épreuve du Big Air, il a ni plus ni moins joué le tout pour le tour. Ayant chuté à deux reprises lors de ces trois essais, Max Parrot a dû se contenter du neuvième rang. C’est son compatriote Canadien Sébastien Toutant qui est reparti avec  les grands honneurs.

«Tu nous en a fait voir de toutes les couleurs. Ce n’était pas facile de te voir rater ton saut, mais je suis très fier de toi», lui a lancé son ami d’enfance, Jean-David Lessard. Tu ne nous as pas lâché, Max, avec les émotions…. Ça a été haut, ça a été bas, des hauts  et puis des bas», a quant à elle affirmé sa sœur, Naomie. Celle-ci s’est d’ailleurs dit «vraiment fière» de ce qu’a accompli son cadet, un «mentor» pour elle.

Entre déception et fierté

Si la déception était encore vive à peine 24 heures après ses dernières prouesses, Parrot n’entend pas s’apitoyer sur son sort. Heureux à l’idée de participer à la cérémonie de fermeture, dimanche, celui-ci repartira de Pyeongchang avec le sentiment du devoir accompli. C’est sans parler de  sa médaille d’argent, récoltée le 10 février lors de l’épreuve du Slopestyle, qu’il portait fièrement au cou samedi soir. Il a maintenant hâte de la montrer en personne à ses plus grands fans. «C’est quelque chose! Elle est assez lourde!», a-t-il lancé en riant.

«On s’ennuie de toi, on a hâte que tu reviennes!», lui a quant à elle rappelé sa mère, Suzanne Noel. Notons que le Bromontois rentrera au pays lundi après trois semaines passées en Corée du Sud. Il bénéficiera de cinq jours de congé avant de reprendre les compétitions, cette fois aux États-Unis.

Maxence Parrot était le septième athlète en provenance du Canada à pouvoir compter sur l’expérience numérique de la Porte rouge Canadian Tire  pour prendre contact, en direct et en grandeur nature, avec ses proches.