Jessy Bélanger: un séjour en montagnes russes à Dubaï
SPORTS. En tant qu’athlète, il est facile d’abandonner quand tout va de travers. Pour Jessy Bélanger, courber l’échine n’est pas dans sa mentalité. Après des débuts difficiles à la compétition par équipes Dubaï Games (12 au 15 février dernier), occupant la 15e place pendant un moment, lui et ses cinq acolytes canadiens d’Équipe Montréal ont réussi à remonter la pente pour s’immiscer sur la deuxième marche du podium lors de la finale.
Cet événement réunissait les meilleurs athlètes de la planète (ninja warrior, crossfit, courses à obstacles et autres disciplines du genre) dans 56 équipes.
Rappelons que le Bromontois Jessy Bélanger et son équipe avaient triomphé lors de l’édition 2025 dans ce qui était autrefois connu sous le nom GOV Games. La victoire était dans leurs attentes, le podium aussi, au minimum.
Jouer avec le feu
Malheureusement, les qualifications ne se sont pas déroulées comme prévu.
« On jouait autour de la 10e et la 15e place. On a commis une erreur au début. On nous a attribué une pénalité. Il a fallu faire un gros travail de rattrapage au niveau des points. On prévoyait être plus forts lors des dernières épreuves qualificatives, car elles convenaient mieux à chacun de nos styles. En plus, c’étaient les volets les plus payants en termes de points. Donc, ça nous a beaucoup aidés », a affirmé Jessy Bélanger.
La gaffe est survenue dans une manche axée sur le transport de gros ballons dans une piscine à partir d’un petit bateau instable. L’un des ballons a touché à l’eau. Conséquence: ils ont dû tout recommencer à zéro.
« Ce fut une énorme perte de temps. On a failli ne pas être en mesure de la finir [cette épreuve]. Si on ne la terminait pas, on pouvait dire adieu à la finale », a admis l’athlète de 20 ans.
Aucun répit
Équipe Montréal avait réussi à remonter au sixième rang avec deux épreuves à faire. Seuls les quatre meilleurs sextuors obtenaient un laissez-passer pour la finale. La formation a conclu les qualifications à la troisième place.
La victoire était à leur portée en finale. Là encore, une embûche dans les parages avant de grimper au deuxième rang.
« On devait monter sur un spider wall [mur de 25 pieds à parcourir avec les pieds et les jambes]. Ça nous a pris huit essais avant de réussir. Je crois que c’est une preuve de résilience. […] On est vraiment fiers du travail fait et des efforts donnés malgré l’obstacle », a fait valoir le ninja.
Son année 2026
Les prochains mois seront chargés pour Jessy Bélanger. L’athlète participera tout d’abord aux Championnats du monde HYROX au Strawberry Arena à Stockholm, en Suède, du 18 au 21 juin prochains.
Habitué des Championnats mondiaux de Ninja Warrior de la Ultimate Ninja Athlete Association (UNAA), l’entraîneur au Motion Parc Évolutif de Granby y participera encore cette année en Pennsylvanie, du 14 au 16 juillet.
Il conclura son périple estival aux Championnats du monde de course à obstacles (OCR World Championships) à Limerick, en Irlande, du 6 au 9 août.
