Les prochaines années promettent pour Équipe Canada

CHRONIQUE. Le Canada n’a pas à rougir de sa défaite de 3-0 contre le Maroc, en huitième de finale de la Coupe du monde de soccer 2026. Loin de là.

Chronique Gérant d’estrade avec Raphaël Doucet

De un, ceux qui ont regardé le match savent que le 3-0 n’est pas représentatif. Le Canada a très bien rivalisé avec la sixième équipe au classement mondial qui, soit dit en passant, est maintenant invaincue à ses 33 derniers matchs. Même qu’en première demie, les Canadiens ont nettement eu le dessus.

De deux, le Canada termine la Coupe du monde dans le Top 16. Top 16! Pensez-y deux secondes. C’est incroyable!

J’ai grandi avec un Canada qui avait du mal à se maintenir dans le Top 100 mondial et qui ne passait même pas proche de se qualifier pour le Mondial.

Après une première présence à la Coupe du monde depuis 1986, en 2022, où le Canada a été éliminé dès la phase de groupes, cette fois, nos représentants ont prouvé à la planète foot qu’on était pour « de vrai ». Qu’on était capable de rivaliser avec le Maroc, la Suisse et la Bosnie-Herzégovine, et de battre (facilement) le Qatar.

Qui sait ce que le Canada sera capable de réaliser en 2030, lors du prochain rassemblement mondial? Après tout, non seulement on s’améliore, mais le tableau est de plus en plus ouvert.

Oui, la France et l’Espagne sont encore et toujours là, mais le Brésil, les Pays-Bas, l’Allemagne, la Croatie et le Portugal ont tous été écartés des quarts de finale (l’Argentine s’apprête à jouer au moment d’écrire mon texte). Sans oublier l’Italie, absente des trois plus récentes Coupes du monde!

Bref, le Canada est sur la bonne voie, d’autant plus que sa présence en huitièmes de finale va rapporter plus de 18 millions à Soccer Canada, une somme qui servira à l’équipe nationale, oui, mais aussi et surtout au développement du soccer mineur canadien (et québécois).

Son beau parcours à la Coupe du monde 2026 a été vu par des millions de jeunes Canadiens. Et ceux-ci voudront peut-être, un jour, eux aussi, porter le maillot unifolié.

Oui, les prochaines années de l’équipe canadienne sont remplies d’espoir et de promesses.