Ras-le-bol de la poussière sur la rue Lindor

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Par Eric Patenaude
Ras-le-bol de la poussière sur la rue Lindor
Du matin au soir

Des citoyens de la rue Lindor, à Granby, sont exaspérés par le va-et-vient de camions qui déversent leur contenu sur le terrain des «Faubourgs du Séminaire» de l’homme d’affaires Michel Duchesneau. Depuis les dernières semaines, les nuages de poussière et les visites nocturnes d’automobilistes sur le site immobilier en développement irritent des résidents du secteur. Ces derniers réclament au promoteur d’agir pour ramener la quiétude.

«Granby, c’est pas juste une ville silencieuse. C’est une ville poussiéreuse et dangereuse», claironne Bruno Rioux, un résident de la rue Lindor.

À bout de nerfs, le Granbyen n’en finit plus de dépoussiérer sa résidence en raison du passage quotidien de dizaines et dizaines de camions en direction du projet immobilier situé non loin de l’École secondaire Verbe Divin. La poussière omniprésente dans l’air lors des arrivées et des départs des véhicules lourds le force à fermer les fenêtres de sa maison.

Selon M. Rioux, le transport de voyages de terre a repris de la vigueur cet été après une année d’accalmie. «Je ne veux pas empêcher M. Duchesneau de construire, mais s’il vous plaît, peut-on vivre avec moins de poussières? Qu’ils transportent de la terre, ça ne me fait rien, mais qu’on mette de l’abat-poussière», exprime le résident de la rue Lindor.

Une voisine, qui désire garder l’anonymat, n’en peut plus de voir ce défilé de camions du lundi au vendredi. «Mes fenêtres et ma maison sont à laver à la grandeur. Ma piscine est pleine de terre. On la nettoie et ça ne donne rien. On se baigne dans la terre», illustre la dame.

En fin de journée, après les camions, c’est au tour de véhicules automobiles à s’aventurer sur les terres des Faubourgs du Séminaire. Aucune barrière n’empêche l’accès au projet immobilier. Une situation jugée inacceptable par Bruno Rioux.

«Des jeunes viennent, avec leur char, pour faire quoi je ne le sais pas. Mais ce que je sais, c’est qu’ils partent en fou. Ils vont finir par tuer du monde. Et ce qui me fait peur, c’est des accidents avec des enfants.»

À la demande de policiers de Granby, M. Rioux a tenté par tous les moyens d’amasser des informations sur les véhicules fautifs, mais en vain. «À vitesse qu’ils sortent, je n’ai pas le temps de prendre le numéro de plaque», avoue-t-il.

Au dire de Bruno Rioux, la problématique du va-et-vient d’automobilistes à la tombée du jour pourrait se résoudre facilement avec l’installation d’une barrière cadenassée.

 

Situation corrigée

Bien au fait de la situation, le promoteur Michel Duschesneau affirme vouloir prendre les mesures nécessaires pour atténuer les irritants liés au transport de terre.

«Des actions vont être prises. On va bloquer la section George-Cros avec des blocs et de l’autre bord (rue Lindor), on va mettre une clôture. On va régler partiellement le problème. Mais le va-et-vient, on n’a pas le choix. Le terrain est bas et il faut rentrer de 15 000 à 20 000 camions (de terre)», indique M. Duchesneau.

D’après le promoteur immobilier, le transport de terres vise à sauvegarder une tourbière de 90 acres (dont 20 acres seront remblayées) située sur les terrains des Faubourgs du Séminaire.

Quant au contrôle de la poussière, le promoteur immobilier assure qu’il est difficile à gérer en raison du temps chaud et sec des derniers jours.

«Ça produit des inconvénients et on essaie de les limiter au maximum, mais on ne peut pas faire autrement. Les camions…on ne peut pas les livrer par hélicoptère», déclare le promoteur.

Outre la pose de blocs de béton et d’une clôture, l’homme d’affaires regarde aussi la possibilité d’ajouter du concassé sur une distance de 200-300 pieds à l’entrée de son projet (rue Lindor) pour enrayer la poussière. «Ça serait la solution idéale», conclut-il.

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