Granby: un ambitieux projet de 41 millions $ déployé au Zoo

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Par Roxanne Langlois
Granby: un ambitieux projet de 41 millions $ déployé au Zoo
De gauche à droite: le maire de Granby, Pascal Bonin, le directeur général du Zoo de Granby, Paul Gosselin, la ministre du Tourisme Julie Boulet, la présidente du conseil d'administration du Zoo Caroline Fauteux et le député de Granby, François Bonnardel. (Photo : (Photo: GranbyExpress-Roxanne Langlois))

TOURISME. Le paysage du Zoo de Granby se modifiera substantiellement au cours des prochaines années ; l’institution qui célèbre cette année son 65e anniversaire met en branle un projet majeur de développement réparti sur 12 ans. Québec participera à la hauteur de 18 millions $ à la première de trois phases, estimée à 41 millions $.

@R:Avec ce projet, environ 40 nouveaux employés devraient  à terme s’ajouter à l’équipe en place, tandis que 400 autres emplois devraient découler des différents travaux prévus. La direction du jardin zoologique espère ainsi voir l’achalandage annuel, qui se situe bon an mal an à 752 000 visiteurs, atteindre le cap des 945 000 en 2022. Le plan vise aussi bien le réaménagement d’infrastructures zoologiques que celles du parc récréotouristique.

La ministre du Tourisme, Julie Boulet, était de passage pour faire l’annonce du soutien financier vendredi après-midi. L’élue a fait savoir que le jardin zoologique constitue un partenaire de choix se retrouvant parmi les trois meilleurs joueurs de l’industrie touristique québécoise. «C’est le principal parc animalier du Québec, donc le zoo le plus important en termes de retombées, d’achalandage. […] Il y avait un projet de développement qui avait été déposé et pour moi, c’est important de soutenir ces initiatives-là, parce qu’elles créent de la richesse dans les régions […]», a-t-elle fait savoir.

Le directeur général de l’organisation, Paul Gosselin, était visiblement touché de la confiance du gouvernement. Il estime que la somme octroyée donnera un «souffle important» à l’initiative comptant neuf projets distincts. M. Gosselin assure d’ailleurs que la balance du montant à payer ne constituera pas un problème pour l’organisme. «Le Zoo, qui est un OBNL de prime à bord, est en bonne santé financière et génère, année après année, des surplus qui vont nous permettre de se projeter dans le futur avec ce projet fort ambitieux-là», a-t-il mentionné.

Notons que le Zoo est dorénavant ouvert à l’année et que l’investissement contribuera à bonifier l’offre des quatre saisons.

L’éducation en avant-plan

L’initiative phare des cinq prochaines années est sans conteste  la modernisation et l’agrandissement du pavillon dédié à l’éducation et à la recherche sur la biodiversité, qui aura droit à une cure de jouvence de 12,2 millions $ au printemps 2022.

Les lieux pourront, à cette date, accueillir des étudiants de tous âges, notamment des candidats à la maîtrise ou au doctorat, qui pourront avoir accès à la collection animalière et faire de la recherche pratique sur place. Les comportements des pensionnaires seront entre autres étudiés afin de contribuer à améliorer leur lieu de captivité. «Les projets de maîtrise vont être orientés sur des besoins du zoo et donc, on va pouvoir en profiter pour les mettre en pratique ensuite avec les gardiens», explique M. Gosselin, qui estime primordial que le parc zoologique poursuive avec dynamisme sa mission de sensibilisation et d’éducation.

Des partenariats sont déjà en place avec l’université Concordia et l’université de Sherbrooke.

Des habitats améliorés… et des nouveaux venus

Le continent de l’Afrique profitera d’améliorations estimées à 9,3 millions $ qui permettront d’agrandir l’espace dédié aux hippopotames et aux rhinocéros; ils pourront, au final, être davantage visibles l’hiver. Ce sera également le cas du roi de la jungle. Le pavillon des soins animaliers devrait aussi être amélioré, à l’instar des locaux des gardiens et de la cuisine des animaux.

Du côté de l’Asie, deux nouvelles espèces feront leur entrée au jardin zoologique à l’été 2021; les dholes et les saros. C’est sans parler des habitats des chameaux et les yacks, situés dans le même secteur du parc, qui seront jumelés. Cette nouveauté permettra de créer une plaine de Mongolie dédiée à cette espèce.

Technologie et émotions fortes

Après des investissements importants dans les glissades d’eau il y a deux ans, au tour du parc des manèges de recevoir sa part. Il était temps, admet en riant le directeur général: «Des gens me parlent encore du petit manège avec des hélicoptères ou encore des autos et me montrent des photos de quand ils avaient huit ans». Le parc sera thématisé et les îlots de chaleur seront réduits. De la technologie sera ajoutée afin de créer des émotions, prévient-il.

Un déploiement technologique de 4,2 millions s’opérera à plus grande échelle également, ce qui permettra en autres de rencontrer des espèces déjà disparues. «On ne veut pas venir distraire les gens, mais on veut certainement rehausser l’expérience au zoo et il y a moyen de le faire même quand on parle de nature et d’animaux[…]», fait valoir M. Gosselin. Par ailleurs, l’équipe du Zoo planchera dès ce printemps sur un nouvel espace adapté aux clientèles corporatives.

Enfin, l’accessibilité au site, qui constitue un enjeu de taille pour l’attrait touristique granbyen, devrait aussi être plus grande dès l’été 2020. Cinq millions $ seront injectés en ce sens, tant au niveau de l’accueil que des stationnements. «Qui dit achalandage accru, dit aussi beau défi à surmonter, qui est la logistique d’accueil de nos gens», explique M. Gosselin.

Ce dernier souligne que les efforts se poursuivent pour dénouer l’impasse de la congestion monstre constatée sur la 139 lors des heures de pointe, en saison estivale. Un comité formé de la Ville, du Zoo, du Service de police de Granby (SPG) et du ministère des Transports examine actuellement la situation.

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