Alcool au volant: la mère d’une jeune victime livre un témoignage émouvant

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Par Claude Hebert
Alcool au volant: la mère d’une jeune victime livre un témoignage émouvant
Lilian Boulanger, de Sutton, a lancé un appel à la prudence aux étudiants du secondaire venus l’écouter dans le cadre d’une journée de sensibilisation sur l’alcool au volant. (Photo : Granby Express – Claude Hébert)

PRÉVENTION. Lilian Boulanger, la mère d’une jeune victime de la route, a accepté de parler de l’événement qui a bouleversé sa vie et celle de ses proches, devant près de 2000 étudiants de secondaire 4 et 5, ce matin à l’aréna de Farnham, dans le cadre d’une journée de sensibilisation sur l’alcool au volant.

«Ce n’est pas facile d’aborder un tel sujet au lendemain de la fête des Mères, mais je trouve ça important de le faire. Il n’y a rien comme la narration d’un fait vécu pour faire réfléchir les gens», indique la conférencière d’un jour.

Mme Boulanger se souvient encore très bien de l’accident de mars 2004 qui lui a enlevé Carinthe, sa fille de 20 ans.

«Quinze ans ont passé, mais le cauchemar m’habite encore. Il est là quand je me couche le soir et il est encore là quand je me réveille le matin», indique-t-elle.

L’étudiante en médecine de l’Université de Sherbrooke retournait chez elle après avoir passé le week-end à Sutton auprès de sa famille. À dix minutes de son appartement, la jeune femme a été impliquée dans un accident routier qui lui a coûté la vie.

Le conducteur de l’autre véhicule a été reconnu coupable de conduite avec les facultés affaiblies ayant causé la mort. Il a écopé de sept ans d’emprisonnement et a vu son permis de conduire révoqué pour dix ans.

Appel à la prudence

Le jour du tragique événement, Lilian Boulanger et son époux, Denis, sont montés d’urgence à Fleurimont à la suite d’un appel logé par la police. A leur arrivée au Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS), «après une heure de conduite dans l’inconnu», une infirmière les a accueillis dans un petit local.

«On appréhendait le pire, mais on ne voulait pas entendre ce qu’elle avait à nous dire», explique Mme Boulanger.

Cette dernière n’a pas mis de temps à comprendre ce qui était arrivé à sa fille, ayant déjà eu à annoncer de mauvaises nouvelles aux familles alors qu’elle travaillait comme infirmière au département des soins intensifs de l’hôpital BMP.

«Elle est décédée au CHUS, à l’endroit même où elle voulait travailler pour sauver des vies», ajoute-t-elle.

Le souvenir de Carinthe est toujours bien présent dans la tête et le cœur de sa mère.

«Elle était «belle, dynamique et tout le monde l’appréciait. Mais vous avez tous quelque chose qu’elle n’a pas: vous êtes vivants», poursuit Mme Boulanger, en lançant aux jeunes étudiants un appel à la prudence.

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