Chassé-croisé: des rencontres fortuites à mourir de rire à l’Ancien presbytère

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Par Eric Patenaude
Chassé-croisé: des rencontres fortuites à mourir de rire à l’Ancien presbytère
Patrick Golau, Mélissa Dion Deslandes, Andrée-Anne Lacasse et Martin Gougeon défendront les personnages de la comédie à sketchs «Chassé-croisé» au Théâtre de l'Ancien presbytère, du 21 juin au 28 août. (Photo : Gracieuseté--Théâtre de l'Ancien presbytère)

THÉÂTRE D’ÉTÉ. Le quincaillier du coin qui règle les problèmes conjugaux, une histoire d’amour qui prend son envol au salon funéraire et d’innombrables rencontres tout aussi imprévisibles qu’hilarantes. Des contextes de vie parfaits pour rigoler grassement au théâtre de l’Ancien presbytère avec «Chassé-croisé». La toute dernière création théâtrale de Martin Gougeon.

Pour sa 19e production estivale, le petit théâtre de la rue Saint-Charles Sud nous revient avec une comédie à sketchs mettant en scène les comédiens Mélissa Dion Des Landes, Andrée-Anne Lacasse, Patrick Golau et Martin Gougeon. Deux heures de rire, de bonheur et de questionnement, promet l’auteur Martin Gougeon.

«Cette année, on explore certains thèmes plus d’actualité comme l’environnement, l’ouverture face aux étrangers et on ne va pas où les spectateurs penseraient qu’on irait. Et on s’amuse avec ça», raconte Martin Gougeon.

Avec Chassé-croisé, Gougeon et ses partenaires de scène s’en promettent. «On traite de sujets délicats, mais c’est toujours bien ficelé, bien tiré et tout en humour.» «Les gens ne sortiront pas outrés, mais ils vont sortir avec des questionnements», estime Patrick Golau. «Les textes explorent vraiment les deux côtés de la médaille et sans jugement», ajoute le comédien.

Chassé-croisé, c’est une vingtaine de scènes inspirée de l’imaginaire de Martin Gougeon. Pour l’homme de théâtre, le bonheur d’écrire une œuvre originale amplifie l’euphorie de jouer la comédie.

«C’est un plaisir faire ça (une création) et c’est pour ça qu’on le fait. On pourrait prendre des textes déjà existants, mais c’est un choix que je fais. On se met bien plus en danger; c’est bien plus compromettant, mais on se fait bien plus plaisir», avoue l’auteur.

La saison 2019 marque aussi le retour de Mélissa Dion Des Landes sur les planches de l’Ancien presbytère. «Elle était de la première création et là, on est à la 19e (…). J’ai tellement joué avec Mélissa que c’est comme retrouvé un vélo. Ça roule tout seul.  On se comprend et on comprend le rythme de l’autre. »

La cohue à la billetterie

Alors que des théâtres en région s’accordent une pause cet été (Théâtre Juste pour rire Bromont, Théâtre de Rougemont), la billetterie de l’Ancien presbytère roule à plein régime. Présentée du 21 juin au 28 août prochain,  la pièce Chassé-croisé affiche déjà complet pour neuf représentations.

«On dépasse nos chiffres de l’an passé. Ça, c’est formidable», mentionne Martin Gougeon.  «Mais il reste quand même de la place», ironise Patrick Golau.

D’une année à l’autre, les apôtres de l’Ancien presbytère reviennent. Tellement populaire que la troupe de Chassé-croisé va jouer le mercredi en soirée et le samedi en après-midi (à 15h). Une grande première dans la petite histoire du théâtre.

«On a beaucoup de fidèles (…). Malgré nos quatre faces d’inconnus sur une affiche, le monde vient. Il y a une bonne vibe et on en est bien content», confie Martin Gougeon.

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