La Patrouille verte au service des citoyens

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Par Vincent Lambert
La Patrouille verte au service des citoyens
Sur la photo: Serge Drolet, le coordonnateur à la Division environnement de la Ville de Granby et Malena Cantin, membre de la Patrouille verte. (Photo : Granby Express-Vincent Lambert)

PATROUILLE. Chaque jour, depuis le début de la saison estivale, la Patrouille verte de la Ville de Granby sillonne le territoire à vélo pour d’abord sensibiliser la population et ensuite donner des constats d’infraction quand la réglementation municipale n’est pas respectée. Le GranbyExpress a suivi une patrouilleuse pour mieux comprendre son quotidien et celui de son équipe.

La journée débute à la Ferme Héritage Miner où la patrouilleuse Malena Cantin discute avec son supérieur, Serge Drolet, qui est coordonnateur à la Division environnement de la Ville de Granby, avant d’enfourcher son vélo et d’enfiler les premiers kilomètres.

La Patrouille verte existe depuis déjà une douzaine d’années sur le territoire granbyen afin de surtout sensibiliser la population quant aux périodes où il est possible d’arroser son terrain ou de laver sa voiture.

La patrouilleuse Malena Cantin en train de vérifier la signalisation. (Photo: Granby Express-Vincent Lambert)

«Granby est alimentée par la plus petite rivière au Québec pour une ville de notre grandeur, fait remarquer M. Drolet. Elle a mis en place un règlement qui contrôle l’arrosage en donnant des plages fixes pour arroser ou laver les véhicules et bâtiments. C’est important de faire attention à notre ressource bleue.»

Une équipe de quatre étudiants en techniques policières, dont fait partie Malena Cantin, s’aligne cet été au sein de la Patrouille verte et travaille en alternance pour couvrir les cinq secteurs de la ville durant les sept jours de la semaine.

Les futurs policiers s’assurent également que les chiens soient en laisse quand ils sont acceptés dans les parcs, que les citoyens jettent leurs déchets dans les poubelles ou bien que les pancartes de signalisation soient en bon état.

«C’est une belle expérience pour les étudiants en techniques policières, admet M. Drolet. Ça leur fait une belle pratique pour appliquer la réglementation, mais surtout pour être au service du citoyen.»

Plusieurs centaines de citoyens, voire même des milliers, sont rencontrés chaque année par les patrouilleurs verts, que ce soit pour les informer, les sensibiliser, ou bien pour leur faire appliquer la réglementation.

S’il est difficile de quantifier le nombre de kilomètres parcourus par les patrouilleurs, la Division de l’environnement estime qu’un peu plus d’une douzaine sont franchis chaque jour.

Une dizaine d’infractions

La Patrouille verte remet en moyenne une dizaine d’infractions annuellement et la problématique d’arrosage est en constante diminution, selon M. Drolet.

«Évidemment, on n’a un peu plus d’infractions dans les journées sèches et chaudes, souligne le principal intéressé. Mais normalement, on pourrait dire qu’on a une légère baisse.»

Quand les citoyens optent pour des pratiques qui respectent la réglementation municipale, le coordonnateur à la Division environnement tient à ce que son équipe les félicite. «Ça a surpris les gens au début de voir un patrouilleur venir les féliciter. Ils l’apprécient parce qu’on voit les bonnes méthodes.»

Un patrouilleur peut souvent être interpellé pour transmettre de l’information, mais dans d’autres cas, il doit donner aussi des avertissements. «Si la personne s’apprête à faire un arrosage non conforme, on tombe dans les avertissements; il n’y a pas de problème là», indique Serge Drolet.

«Lorsque c’est évident que la personne est en infraction pour laver les véhicules ou pour arroser, il peut y avoir émission de constats d’infraction à ce moment-là», ajoute-t-il.

En début de saison, des chiens dans les parcs n’étaient pas toujours en laisse, mais «rapidement, les gens ont pris l’habitude de les attacher», confirme M. Drolet.

Dans son travail, la Patrouille verte prend aussi un moment pour présenter aux citoyens les programmes de subventions offerts par la Ville

«On essaie vraiment de donner le maximum d’information pour que le citoyen soit au courant», insiste Serge Drolet.

Une présence appréciée

Maintenant prête à s’attaquer aux routes de Granby, Malena Cantin a effectué une boucle d’un peu moins d’une heure pour amorcer sa journée (il y a quelques jours). Elle est passée, entre autres, par le parc Daniel-Johnson et le Sentier de la rivière pour revenir à la Ferme Héritage Miner.

Durant le trajet, les salutations avec des résidents se faisaient régulièrement avec le sourire. Aucune infraction n’a été commise, mais la patrouilleuse était aux aguets et disposée à répondre aux interrogations de la population.

«Ce n’est pas rare qu’un citoyen vienne nous voir et nous dise qu’il aime notre présence et qu’il voit que la réglementation est appliquée, souligne celle qui est en poste depuis deux ans. On est une police de proximité

Malena Cantin n’hésite pas à dire qu’elle aime ce qu’elle fait, même si parfois son devoir est de remettre des constats d’infraction quand la situation s’y porte. «On peut comprendre que ce n’est pas toujours le fun de recevoir une contravention, mais on est quand même là pour appliquer le règlement. Ça permet d’éviter que des gens veuillent jouer à cache-cache.»

La Patrouille verte, dont les vélos sont entretenus par Écolo-Vélo du Cœur, permet aux étudiants en techniques policières de mettre en pratique leurs connaissances et parfois même, de travailler pour le service de police plus tard.

«On s’est fait dire à quelques reprises que les gens trouvaient ça rassurant qu’il y ait du monde en lien avec la police qui circule parce que ça fait une surveillance de sécurité de plus, note Malena Cantin. On a le sentiment du devoir accompli.»

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