Faible assistance aux Inouk: «On est nerveux»_Richard Morasse

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Par Vincent Lambert
Faible assistance aux Inouk: «On est nerveux»_Richard Morasse
Les Inouk de Granby sont conscients de problématiques à l'interne qui doivent être réglées pour relancer l'équipe. (Photo : Granby Express-Éric Patenaude)

HOCKEY. «Il y a des choses à régler à l’interne. Je n’endosse pas ça; je suis un gars de principes. J’ai besoin de l’effort de tout le monde. On est en train de faire passer le message.  Il faut taper sur le clou», a indiqué le président de l’OBNL des Inouk de Granby, Richard Morasse, en entrevue au Granby Express.

Le début de saison des Inouk de Granby est bien en deçà des attentes depuis le début de la saison. Les partisans se font discrets dans les estrades et l’organisation a de la difficulté à coller les victoires. Une situation qui préoccupe «l’homme à tout faire» de l’équipe, Richard Morasse.

«Il va falloir travailler fort parce qu’il y a un déclin depuis deux ou trois ans, fait-il remarquer. On est nerveux, je ne le cacherai pas. Je ne dirai pas que ça va bien. Ce n’est pas beau, mais il faut continuer à motiver notre gang. Pour moi, l’important, c’est de stabiliser le hockey. Même si j’ai le meilleur marketing, je suis obligé de gagner. Ils [les partisans] ne viendront pas parce qu’on a une mauvaise fiche. Ça ne fait pas notre affaire.»

Certains observateurs et amateurs avancent que des joueurs de l’équipe semblent être indifférents dans la défaite; une réalité que Richard Morasse n’a pas voulu cacher sous le tapis.

«Il faut régler ça, a-t-il insisté. Ce n’est pas correct ce qui est arrivé. Il y a eu des rencontres. Il faut que je crée une proximité. On leur parle, mais ça reste de grands ados. Ça évolue avec le temps. Il faut s’ajuster. Je qualifie ça comme une thérapie. C’est pour ça la proximité, pour s’assurer que les gens comprennent où je m’en vais.»

Richard Morasse aurait bien aimé avoir plus de temps pour organiser l’équipe avant la saison, mais il a dû jongler avec la réalité que se présentait devant lui.

«On devait répondre à quelques urgences, a-t-il noté. On commence à se sortir la tête de l’eau au niveau administratif. On a commencé tardivement. J’aurais aimé ça commencé en février. Le défi pour moi était de parti à zéro avec une nouvelle gang. Ce n’est pas des conditions idéales pour réussir. Côtoyer les gens, ça me motive.»

Même si les Inouk doivent surmonter cet important défi, M. Morasse estime que les outils à l’interne permettront d’y arriver.

«Je vais donner mon 200 %, mais ça prend un résultat, a laissé entendre M. Morasse. Il s’agit juste d’arrimer le tout. Si on veut être transparent et avoir une bonne communication, il faut réunir les intervenants. Il faut partager nos inquiétudes. Les joueurs ont une responsabilité. On va créer une proximité. Au hockey, malheureusement, on a des décisions à prendre. Il y en a qui sont sur des sièges éjectables, moi le premier.»

Augmenter la visibilité

Depuis son entrée en poste,  Richard Morasse a visité plusieurs arénas afin de voir «ce qui se passe ailleurs» pour attirer des partisans dans les gradins.

Plusieurs promotions ont récemment été déployées pour tenter d’aller chercher une clientèle. Présentement, par exemple, l’organisation s’affaire à distribuer des laissez-passer pour plus ou moins 2 000 joueurs dans la région de la Haute-Yamaska.

Les Inouk de Granby souhaitent sortir de la région pour rejoindre le plus grand nombre de personnes possible. L’objectif est de donner de la visibilité à l’équipe. Et pour se faire, une personne au sein de l’organisation s’occupe de faire du ciblage, entre autres, «pour prendre des décisions sur une situation qui est documentée».

«C’est sur ça qu’on travaille, malheureusement, ça ne rapporte pas le lendemain, a souligné Richard Morasse. Est-ce qu’il y a des efforts? Oui, mais on travaille sur la structure présentement. On est pris un peu avec ça. Il faut que l’équipe gagne. Il y a beaucoup de temps à mettre à connaître l’entourage. Il faut sécuriser tout le monde.»

Le président de l’OBNL des Inouk est heureux de voir que les Bisons connaissent du succès, bien qu’il est conscient que la grande offre de hockey vient jouer dans le budget des amateurs.

«C’est un challenge, a-t-il commenté. Pour moi, je veux surprendre. Je jase avec les Bisons, on veut faire une promotion. J’aimerais bien dire qu’on fait des efforts depuis deux moi, ça ne serait pas honnête.»

L’équipe est en évaluation

Le vice-président des opérations hockey des Inouk, Danny Gélinas, n’hésite pas à dire que l’équipe est «talonnée» et qu’«on est en évaluation».

«Si je disais qu’on a le début de saison qu’on souhaite, je ne crois pas, a-t-il avoué. Nos gars de hockey nous ont mis des objectifs très hauts cette année. Il y a place à l’amélioration, bien entendu.  On va faire confiance à nos hommes de hockey, ils savent ce qu’ils font, j’espère du moins. On va s’organiser avec ça.»

Au moment d’écrire ces lignes, les Inouk de Granby avaient une fiche de 0.500, ce qui est insuffisant pour M. Gélinas, si on se fie aux standards fixés.

«Tout le monde est en processus d’évaluation, a-t-il ajouté. C’est sûr. C’est aussi bon pour les joueurs, la défensive, l’attaque, les dirigeants d’opérations hockey, le coaching staff, etc. On est en processus; si on ne le faisait pas, on ne ferait pas bien notre travail. Par contre, on a des valeurs sûres chez nous. Il faut qu’on joue mieux en équipe actuellement. On a des joueurs de talent, mais un moment donné, il faut qu’on joue à cinq.»

Bien qu’il estime que son équipe possède possiblement le meilleur duo de gardiens de but dans la ligue, Danny Gélinas reconnaît que le jeu de transition doit s’améliorer et que l’organisation ne doit plus accorder plus de 40 tirs par match.

«Il faut qu’on resserre le jeu et qu’on joue mieux défensivement, a souligné M. Gélinas, qui ne voit pas les Bisons comme une menace. On ne veut pas avoir de demi-mesure et on ne veut pas avoir de passagers. On veut avoir des gars qui embarquent dans le train. On arrive avec une nouvelle organisation; on veut que ça compétitionne. Si on voit qu’on a des indifférents, ils vont peut-être s’apercevoir que Saint-Gabriel-de-Brandon c’est pittoresque au mois de février. On veut que ça fonctionne comme ça.»

«Le premier marketing se fait sur la glace. On aura beau essayer de vendre toutes les campagnes publicitaires qu’on veut, si on n’a pas de produits sur la glace […] Il faut qu’on s’organise pour remporter des victoires. Tout le monde le comprend à l’intérieur de l’équipe.»

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