Dans la tête de la députée Andréanne Larouche

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Par Vincent Lambert
Dans la tête de la députée Andréanne Larouche
La députée fédérale de Shefford, Andréanne Larouche. (Photo : Granby Express-archives)

PORTRAIT. Même si tout le pays est présentement sur pause en raison de la pandémie, la députée fédérale de Shefford, Andréanne Larouche continue de prendre des nouvelles de ses citoyens et de suivre la situation de près dans la région. Entrevue questions-réponses avec la politicienne.

Quel est votre rôle dans le contexte actuel pour aider la population?

Présentement, je me concentre à aider les gens dans leurs démarches auprès des fonctionnaires, dont les lignes ne dérougissent pas, car la demande est grande: assurance-emploi, PCU (Prestation canadienne d’urgence), rapatriements de citoyens de Shefford pris à l’étranger, etc. Sans oublier qu’il faut parfois les rassurer dans cette grande période d’incertitude et les écouter. Ce qu’ils vivent est parfois très difficile. Nous devons aussi nous servir des problèmes vécus par nos citoyens pour faire pression sur le gouvernement afin qu’il y ait une amélioration des programmes.

Comment se déroule le retour à la Chambre des communes?

Pour moi, ce fût un privilège et une grande marque de confiance d’avoir été choisie parmi les cinq premiers députés du Bloc à retourner siéger et de faire valoir les enjeux des aînés, dont je suis la porte-parole. Nous devons maintenant retrouver des espaces pour questionner le gouvernement et jouer notre rôle de parti d’opposition, ce qui est d’ailleurs essentiel en démocratie ! Mais il faut le faire avec le moins de partisanerie possible, surtout en cette période de crise où l’important est d’aider tout le monde, peu importe leurs allégeances.

En quoi le travail de députée est différent actuellement?

Être députée en temps de pandémie, c’est devoir faire preuve d’une plus grande disponibilité pour tous les citoyens! C’est encore plus difficile de décrocher, ça met encore davantage l’emphase sur l’horaire: du 7 jours semaine… presque 24 heures sur 24 (je fais des renvois d’appels à mon cellulaire quand je ne suis pas au bureau). Je suis malheureuse de ne plus pouvoir aller à la rencontre de mes concitoyens et de participer à des événements si importants pour la circonscription. Je dois donc trouver des façons différentes de parler avec eux. On mise sur les communications virtuelles, par Zoom ou par téléphone, autant lorsqu’il est question de communiquer avec la Chambre des élus qu’avec les organismes communautaires, économiques, touristiques ou culturels. C’est pourquoi j’espère aussi pouvoir tourner davantage de vidéos et lancer un site Internet qui sera le plus dynamique possible, tout en augmentant ma présence sur les réseaux sociaux. Il faut essayer de mettre un peu de joie dans le cœur de nos citoyens, comme je l’ai fait en livrant des chocolats à une trentaine de familles à Pâques.

Selon vous, quelles seront les leçons à retenir de cette crise de pandémie?

Qu’il faut, dans la limite du possible, viser la souveraineté alimentaire en favorisant la production locale, notamment avec la culture en serre. Le rôle d’agriculteur devra être encore plus soutenu et reconnu, tout comme chaque emploi dans la chaîne de distribution alimentaire. Ce principe de production locale s’applique aussi pour les médicaments, le matériel médical et de sécurité, et plus encore. De nombreuses entreprises d’ici m’ont écrit pour qu’on les aide à changer leur production. J’ai fait des suivis, qui restent parfois sans retour d’appel, ce qui est frustrant. Il faudra également réaliser que le télétravail c’est bien, mais qu’il faut passer à Internet haute vitesse partout… c’est un service essentiel!

Par ailleurs, il faut réaliser que le plan de relance économique devra intégrer un virage vert et une meilleure considération de nos aînés, qu’ils soient en CHSLD ou à domicile. Il faudra favoriser encore davantage la bientraitance des aînés, des enfants et des femmes victimes de violence conjugale. C’est pourquoi j’espère que nous pourrons reconnaître l’importance du rôle du personnel de la santé, de la préposée jusqu’au médecin, en passant par les infirmières, sans oublier celui du personnel du monde de l’éducation. Je souhaite également que l’on réalise la place essentielle que jouent l’art et la culture dans nos vies. Cela nous aide énormément à prendre soin de notre santé mentale, et ça aussi, il faudra le réaliser. J’ai bien hâte de poursuivre mes combats pour ces différentes causes.

Que faites-vous pour vous changer les idées?

Du grand ménage à la maison! Ou on écoute la télévision ou la radio. Je marche, je lis et je fais du yoga… virtuellement bien entendu!

 

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