Inouk: «On aimerait mieux que l’équipe reste ici»_Richard Morasse

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Par Eric Patenaude
Inouk: «On aimerait mieux que l’équipe reste ici»_Richard Morasse
En juin dernier, les Inouk avaient annoncé leur décision d'opter pour une formule «organisme sans but lucratif» pour la gestion de l'équipe. Sur cette photo, Richard Morasse (3e à la droite), président de l'OSBL, avait prise la pause en compagnie du président de l'époque de la LHJAAAQ, Jacques Laporte, et du copropriétaire des Inouk de Granby, Marco Bernard. (Photo : Granby Express-archives)

HOCKEY. Richard Morasse, président de l’organisme sans but non lucratif (OSBL) qui a géré les Inouk cette saison, ne s’est pas étouffé avec sa gorgée de café en apprenant la mise en vente de l’équipe. Bien qu’aucune transaction n’ait été encore conclue à ce jour, le bénévole espère de tout cœur revoir le Bleu-Blanc-Jaune sur la glace l’automne prochain.

«Pour nous autres (membres de l’OSBL), c’est pas une grande surprise le processus de vente. Et comme on n’est pas un actionnaire-propriétaire, c’est sûr qu’on n’est pas à la table de négociations.»  «Je suis toutefois surpris de voir que ça négocie avec des gens de l’extérieur. Pour moi, c’est ma plus grande surprise», confie Richard Morasse.

Une saison 2020-2021 à planifier, la sélection de la cuvée 2020 à tenir, un repêchage d’expansion à venir (Condors du Cégep Beauce-Appalaches), le suivi auprès des hockeyeurs actuels. Pour le président de l’OSBL, le train-train quotidien chez les Inouk se poursuit comme si de rien n’était.

«On continue de faire avancer les dossiers. Et si c’est vendu et que les nouveaux propriétaires veulent travailler avec l’OSBL, on pourra s’asseoir», mentionne M. Morasse.

Une chose est certaine. L’OSBL ne fera pas d’offre d’achat ni de surenchère pour mettre la main sur les actifs de l’équipe. «On n’a pas les moyens d’acheter les Inouk», a déclaré d’emblée Richard Morasse. «On est en attente comme tout le monde et favorablement, on aimerait mieux que l’équipe reste ici.»

Une saison rocambolesque

Bien que la saison recrue de l’organisme en charge des Inouk se soit terminée subitement en mars dernier (COVID-19) après une longue traversée du désert, Richard Morasse ne ferme aucune porte. Son désir de faire du hockey junior à Granby aux côtés de propriétaires locaux ou de l’extérieur est toujours là.

«On a quand même une année derrière la cravate et on en sait un peu plus sur comment ça fonctionne sur le terrain et dans le marché.» «Si on avait de l’argent pour acheter Marco (Bernard), ça ne serait pas un problème. Mais pour le moment, l’OSBL n’a pas de plan pour racheter les Inouk», répète le principal intéressé.

Et dans le cas où l’équipe reste attachée à Granby, Richard Morasse sera du premier match si on lui tend la main.  Oui, la dernière saison lui a donné des cheveux, mais pas au point de le tenir loin des arénas.

«Je ne pense pas qu’on pourrait avoir une pire année (trois entraîneurs, deux directeurs généraux et une pandémie). Personne n’aurait pu imaginer qu’on ait autant de problèmes avec lesquels composer. Mettons qu’on a eu notre lot d’apprentissages rapides.»

Pour Richard Morasse, la rédaction du scénario «OSBL-Inouk» aurait été bien différente avec une entrée en scène plus hâtive pour son groupe. Sa décision de sauter dans le train avec d’autres bénévoles à quelques semaines d’un camp d’entraînement ne lui a pas donné raison.

«On va se donner une note de passage par gentillesse. Tu peux mettre beaucoup d’efforts et les résultats ne sont pas là. Personnellement, je trouve ça plate et décevant. J’aurais aimé un meilleur résultat.»

«Si demain, il y a une offre d’achat, je vais composer avec la situation. Je suis un gars qui est du genre à aller par avant et je vais m’adapter. Pour le reste, je n’ai pas de contrôle.»

 

 

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