Développement de nouveaux produits: Stedfast soutenue par le Conseil national de recherches du Canada

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Par Eric Patenaude
Développement de nouveaux produits: Stedfast soutenue par le Conseil national de recherches du Canada
Lancé en 2006, le département de recherche et développement de Stedfast dessert les besoins du ministère de la Défense nationale du Canada et du secteur privé. Il dispose d’un budget annuel de 1,5M$ et emploie 13 ingénieurs, docteurs, chimistes et techniciens. (Photo : GranbyExpress-archives)

ÉCONOMIE. La compagnie de textile, Stedfast, de Granby est l’une des trois entreprises canadiennes à avoir remporté la bourse offerte dans le cadre de la Phase I du Défi du Conseil national de recherches du Canada (CNRC). Ce centre fédéral souhaite trouver des solutions innovatrices aux masques N95 et chirurgicaux. Et l’entreprise Stedfast de Granby estime être la seule à les avoir trouvées.

Des 25 compagnies canadiennes à avoir eu des entretiens avec le CNRC, seulement trois ont été retenues pour recevoir cette bourse. Stedfast s’est vue accorder 32 000$ en phase I du Défi. Cela a permis à la compagnie de démontrer au CNRC, que l’entreprise disposait de la technologie nécessaire au développement de ses nouveaux produits, explique Alexander Artus, vice-président exécutif et chef des opérations chez Stedfast.

Un produit unique

Stedfast aurait en main, un tout nouveau type de masque N95. Elle serait la seule au Canada et peut-être mondialement à proposer une technologie produite à partir d’une membrane laminée. Tout a commencé lorsque l’entreprise s’est lancée dans la production de tissus destinés aux masques communautaires, nous dit Martin Filteau, directeur recherche & développement de l’entreprise.

«On voulait atteindre des standards plus élevés de certification auprès de Santé Canada». Le prototype est ainsi créé. Et la demande de brevet est déjà déposée. «La bonne nouvelle dans tout ça, c’est qu’on a peut-être un masque qui va être fabriqué ici au Québec, au Canada, innovateur, réutilisable et qui passe les normes strictes de l’industrie», précise M. Artus. Et «le coût à l’utilisation va être moindre et du côté environnemental, c’est très positif. Nous, on fait des produits qui sont réutilisables et lavables», poursuit M. Filteau, tout aussi enthousiaste.

Seule en phase II

Des trois entreprises canadiennes soumissionnaires, Stedfast entrera maintenant seule dans la phase II de cet appel à projets innovants et sur invitation, du Conseil national de recherches du Canada. L’enveloppe réservée à cette phase est de 5 M$ et Stedfast aura jusqu’au 2 juillet pour présenter son argumentaire de production au CNRC. Ce financement ne couvrira cependant que les quatre premières semaines de production du prototype de Stedfast. L’entreprise, aujourd’hui presque centenaire, estime être bien positionnée, elle qui produit des textiles techniques revêtus et laminés qui entrent dans la production d’équipements de protection pour les secteurs médicaux, militaires et industriels par exemple.

Le rôle de l’innovation

«D’avoir une base industrielle pour ce genre de produits est un bénéfice pour le Canada», affirme M. Artus. «C’est important qu’on se démarque, nous les industriels et manufacturiers au Canada, pour concurrencer les produits des autres pays. Le fait qu’on soit déjà dans les membranes a accéléré de beaucoup le processus d’innovation», affirme M. Filteau qui travaille depuis des mois sur ce projet et dont la production doit être lancée cette année. M. Filteau qui chapeaute aussi le département de R&D de Stedfast, lancé en 2006 pour desservir les besoins du ministère de la Défense nationale du Canada et le secteur privé. Il dispose d’un budget annuel de 1,5M$ et emploie 13 ingénieurs, docteurs, chimistes et techniciens.

 

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