La photographe Kassandra Reynolds immortalise la pandémie vue par des gens d’ici

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Par Xavier Demers
La photographe Kassandra Reynolds immortalise la pandémie vue par des gens d’ici
La photographe Kassandra Reynolds, lors de sa rencontre avec l’un de ses sujets, Mémé. (Photo : Gracieuseté)

PHOTOGRAPHIE. La photographe suttonaise Kassandra Reynolds a complété son projet Portraits de l’isolement, où elle a recueilli quatorze témoignages écrits de gens de la région. À la suite d’un appel à tous sur les réseaux sociaux, elle est parvenue à amasser ces histoires locales de Granby, Frelighsburg, Cowansville et Brigham, en temps de pandémie.

«On se retrouvait tous isolés, mais avec plein de réalités différentes, relate-t-elle. C’est ce que je voulais récolter, je voulais documenter cette période historique qu’on a vécue. Je n’avais pas d’attentes quand j’ai lancé l’appel à tous.»

Si la photographe ne s’attendait à rien, elle a, selon elle, réussi à dresser un portrait diversifié de la pandémie, vue des yeux de différentes personnes avec différentes réalités.

«Ce sont 14 beaux témoignages uniques et touchants, de différentes tranches d’âge, affirme-t-elle. Il y en a que ça touchait leurs parents, les aînés, d’autres qui sont dans la vingtaine, la trentaine. C’est ça qui était intéressant, j’ai réussi à dresser un portrait varié, je crois, de ce qu’a été l’isolement par chez nous. Je pense que les gens avaient quelque chose à dire. Je pense que le projet a fait du bien aux gens qui y ont participé. Je l’ai senti. Il y a quand même beaucoup de contenu.»

Les volontaires qui ont répondu à l’appel de Kassandra Reynolds lui ont envoyé un témoignage écrit avant que la photographe documentariste ne se rende à leur rencontre.

«Je prenais le temps de discuter avec eux, souvent, c’était une couple d’heures, rapporte-t-elle. Des fois, je repassais. Je les photographiais dans leur environnement pour accompagner le texte qu’ils m’avaient envoyé.»

«Mon but, c’était de donner une voix aux gens, ajoute-t-elle. Ce que je fais normalement en photo, c’est ça, c’est d’aller vers les gens, souvent de garder ma démarche du porte-à-porte, de rentrer dans l’intimité, de passer du temps avec mes sujets. Je pense que j’ai pu réussir à le prendre malgré la situation assez délicate qu’on a vécue.»

À l’heure actuelle, en plein déconfinement, il est difficile de pouvoir trouver un endroit pour exposer, indique-t-elle. Les résultats seront tout de même partagés sur les réseaux sociaux.

«Pour le moment, tout ce qui est exposition, c’est un peu difficile, mais j’aimerais beaucoup d’ici un an trouvé un moyen pour exposer ça, étant donné que c’est des gens du coin, déclare-t-elle. D’ici là, puisque c’est quand même d’actualité, je vais publier un témoignage par semaine avec des photos via ma page Facebook. Puisqu’on est dedans encore, je pense que ça serait intéressant de le partager par les réseaux sociaux et éventuellement viendra l’exposition.»

 

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