Le déconfinement sportif: pas trop vite, dit Nadine Rolland

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Par Eric Patenaude
Le déconfinement sportif: pas trop vite, dit Nadine Rolland
En arrêt depuis le 8 novembre dernier, le club de natation a d'ailleurs dû se réinventer pour maintenir le lien avec ses nageurs et ses nageuses en recourant notamment aux sessions de bavardage sur Zoom. (Photo : Deposit photos)

SPORTS. Attention, rien ne sert de courir à vouloir relancer le sport organisé. Bien que des fédérations, des parents et des jeunes frétillent à l’idée de bouger après un long siège de près d’un an, la prudence est encore de mise. C’est du moins l’opinion de l’entraîneuse des Loutres de Granby, Nadine Rolland, qui prône la prévoyance devant la montée des variants au Québec.

«Repartir les sports tout de suite, je vois mal comment on pourrait faire avec les variants. Pas sûr que c’est une bonne idée.» «Et le problème, c’est loin d’être la pratique sportive, c’est le covoiturage, les vestiaires. On peut être là sur le bord du bassin pour gérer le masque, la distanciation sociale et les entraînements sécuritaires, mais on ne peut pas être dans l’eau et voir au vestiaire après. C’est tout ça qui bloque la reprise des sports organisés», estime Nadine Rolland.

«C’est la santé et la sécurité des athlètes qui doivent primer et comme c’est possible de faire d’autres sports, on est capable de s’organiser et de faire face à ça», ajoute-t-elle.

En arrêt depuis le 8 novembre dernier, le club de natation a d’ailleurs dû se réinventer pour maintenir le lien avec ses nageurs et ses nageuses en recourant notamment aux sessions de bavardage sur Zoom.

Pour l’entraîneuse des Loutres, la pause forcée, bien qu’elle soit longue, peut servir à forger le caractère des jeunes sportifs.

«Présentement, à mes yeux, c’est un moment parfait pour inviter le jeune à prendre en charge sa propre pratique sportive. Et ça va l’aider pour le restant de ses jours. Si on est toujours obligé de prendre quelqu’un par la main pour l’amener faire du sport, le jeune n’a pas nécessairement développé son autonomie. Je trouve qu’actuellement c’est un bon moment pour coacher les jeunes face à leur autonomie», explique-t-elle.

«Les jeunes doivent voir les opportunités qui s’offrent à eux. C’est le message qu’on a passé à nos nageurs. Regardez ce que vous pouvez faire et profitez-en. Vous voulez cuisiner, cuisiner! Vous voulez aller en ski, faites en plus que d’habitude. Concentrez-vous là dessus», exprime Nadine Rolland.

Un premier bain libre

Après avoir été dans les boîtes, passant de la piscine Miner au Centre aquatique Desjardins, le club de natation granbyen est officiellement installé dans ses nouveaux quartiers. Samedi dernier, 46 nageurs répartis en trois groupes se sont d’ailleurs familiarisés avec le nouveau bassin de compétition à l’occasion d’un premier bain libre offert par la Ville.

«On a vu de beaux sourires. Les jeunes avaient hâte et c’est un beau geste exceptionnel qu’a fait la Ville à notre endroit», laisse entendre Nadine Rolland.

Impatiente de découvrir le site, l’entraîneuse des Loutres cache difficilement sa joie quant aux nombreux avantages qu’offre le nouveau complexe sportif.

«C’est un excellent investissement pour le long terme. La piscine de compétition, le chrono électronique, la salle d’entraînement pour le club (…). On a vraiment tous les outils en mains pour développer une nouvelle génération de nageurs et l’amener plus loin.»

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