Le Défi-Simon, roulons pour l’épilepsie: 1200 km à vélo pour faire passer son message

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Par Eric Patenaude
Le Défi-Simon, roulons pour l’épilepsie: 1200 km à vélo pour faire passer son message
«Le vélo a été mon outil d'acceptation. Ç’a été une façon pour moi de devenir plus autonome dans la vie», mentionne Simon Thibault, l'instigateur du Défi-Simon, roulons pour l'épilepsie, présenté du 4 au 10 juillet 2021. (Photo : GranbyExpress-Éric Patenaude)

DÉFI. L’an dernier, Simon Thibault se promettait de donner des coups de pédale entre Paspébiac et Granby pour sensibiliser le grand public à la cause qu’est l’épilepsie. Mais un mois après avoir lancé le Défi-Simon, roulons pour l’épilepsie, le Granbyen voit ses plans tomber à l’eau. Pandémie, mesures sanitaires et le reste. Tout est mis sur pause. Un an plus tard, le voilà prêt à remonter sur sa monture pour son grand tour de 1200 km.

Contraint de repousser son tour de vélo de 7 jours, Simon Thibault partira finalement à l’aventure sur les routes de la province au profit d’Épilepsie Granby, du 4 au 10 juillet prochain. Accompagné par une petite équipe tout au long du trajet, le cycliste réalisera son rêve en dépit de la maladie chronique qui l’afflige depuis 30 ans. Avec un bon encadrement et une bonne médication, tout est possible dans la vie. C’est le message qu’entend livrer le sportif lors de sa traversée sur deux roues.

«Même si la pandémie nous a déjoués l’an dernier, on n’a jamais abandonné notre défi. On a toujours continué d’y croire», explique Simon Thibault. Tout a été envisagé pour la seconde tentative du Défi-Simon, roulons pour l’épilepsie. Même une édition en mode virtuel.

«Cette année, étant donné la situation, je vais pédaler seul. Je n’aurais pas de cyclistes avec moi pour m’aider à couper le vent. Ça va être un peu plus tough, mais je suis confiant», dit-il en riant,

Le bonheur sur la route

C’est à l’adolescence que survient la première crise d’épilepsie de Simon Thibault. La totale, avoue-t-il. Au plus fort de la maladie, il fait jusqu’à 5 crises par jour. Mais grâce au soutien de ses proches et d’Épilepsie Montérégie, le cycliste voit la vie autrement aujourd’hui. Passionné de vélo, il travaille dans son élément chez Sports aux puces-VéloGare et dès qu’il en a la chance; il enfile les kilomètres.

«Le vélo a été mon outil d’acceptation. Ç’a été une façon pour moi de devenir plus autonome dans la vie. Si je veux faire de longues distances, je peux en faire sans avoir d’auto puisque je n’aurai jamais de permis de conduire. Et si je peux inspirer d’autres personnes; tant mieux.»

Pour chaque kilomètre parcouru, le Granbyen espère amasser 12 000 $ qu’il remettra à Épilepsie Montérégie afin d’aider l’organisme à financer divers projets dédiés à la jeunesse en Montérégie.

«Avec l’épilepsie, la vie ne s’arrête pas. Moi, je me considère chanceux, car il y a des cas beaucoup plus graves que moi et ça déjà été mon cas. Mais au final, je m’en suis sorti en trouvant les bons médicaments et le bon neurologue. Et c’est grâce à Épilepsie Montérégie.»

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