Accident mortel sur David-Bouchard: un suicide conclut le coroner

L’accident mortel survenu lors du long congé pascal, sur le boulevard David-Bouchard à Granby, serait dû à un suicide, conclut le coroner chargé de faire la lumière sur les événements.

S’il devait être au lit à 5h12, le 30 mars dernier, Gilles Boucher s’est plutôt retrouvé au volant de son véhicule. Sur le boulevard David-Bouchard, il a croisé un camion semi-remorque. «Les deux conducteurs se saluent en utilisant leurs feux de croisement. Lorsque le camion et le véhicule de M. Boucher ne sont plus qu’à une cinquantaine de mètres l’un de l’autre, ce dernier bifurque de sa voie et vient happer l’avant du tracteur sans jamais essayer de freiner ou d’éviter l’impact», écrit le coroner Jacques Ramsay dans son rapport rendu récemment public.

La collision, qui s’est produite près d’une courbe, a été d’une telle violence qu’il ne restait que peu d’éléments de la Camaro conduite par la victime. De nombreux débris jonchaient le sol sur une longue distance. L’avant du camion a aussi subi de lourds dommages.

À l’arrivée des services d’urgence, il a été impossible pour les ambulanciers de prodiguer les manœuvres de réanimation à Gilles Boucher. «Il faudra attendre l’intervention des pompiers avec les pinces hydrauliques. Lorsque les ambulanciers ont enfin accès à la victime, à 6h34, il est trop tard, car monsieur est en asystolie depuis plusieurs dizaines de minutes», poursuit le coroner. Gilles Boucher souffrait aussi de nombreuses fractures costales, du bassin et des membres inférieurs.

Le boulevard David-Bouchard, entre les rues Cowie et Principale, avait été fermé durant de longues heures pour permettre aux policiers de faire leur travail. 

Quant au conducteur du camion, un résident de Granby de 51 ans, il avait été transporté au CHG pour y traiter un choc nerveux et des blessures mineures. L’enquête démontre que les conditions météorologiques, la visibilité et l’aménagement de la route n’étaient pas en cause dans l’accident. L’inspection mécanique du véhicule n’a fourni aucune information qui expliquerait l’impact fatal. Aucune trace d’alcool n’a été découverte dans le véhicule et l’alcoolémie effectuée post-mortem n’a pas révélé d’alcool dans l’organisme. Enfin, M. Boucher ne détenait pas de téléphone cellulaire qui aurait pu le distraire au volant.

Ce dernier détenait toutefois un historique de troubles dépressifs et avait tenu des propos suicidaires en 2007, «mais rien de sérieux depuis. Selon sa conjointe, monsieur n’a pas laissé entrevoir quelque velléité suicidaire que ce soit récemment», indique le coroner Jacques Ramsay.

De par les circonstances de l’accident et l’historique récent de la victime qui était sans emploi depuis près d’un an, le spécialiste conclut à un suicide.

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