Des bijoux en crin de cheval pour financer ses compétitions!

Par Caroline Boisclair

Béatrice Boucher a accumulé les prix au fil des ans, dont la médaille d’or en dressage aux Championnats nord-américains pour Junior et Jeune Cavalier au Kentucky en juillet dernier. Les bourses étant plutôt rares dans sa discipline, la jeune athlète de 16 ans a eu l’idée d’autofinancer ses compétitions en créant des bijoux… à base de crin de cheval!

«Je me suis demandé qu’est-ce que je pourrais faire pour rejoindre le plus de monde possible, et l’idée de faire quelque chose avec du crin de cheval est arrivée», explique la pétillante adolescente qui s’entraîne à Saint-Pie et à Sainte-Cécile-de-Milton.

Porte-clés, bracelets, pendentifs et breloques de différentes couleurs (selon la crinière du cheval) font partie des œuvres uniques façonnées par Béatrice, qui consacre ses rares temps libres à la confection de ses œuvres.

Elle propose également des tasses sur lesquelles elle peint des chevaux.

«Je peux aussi faire des bijoux avec le crin du cheval des gens», indique l’athlète, qui se prépare pour les Jeux équestres mondiaux 2018, qui pourraient se tenir à Bromont.

«Une année de compétition, ça coûte entre 20 000$ et 25 000$ par année. Mon but, c’est de réussir à ramasser 10 000$ pour payer au moins la moitié et aider mes parents», explique-t-elle.

«Ma mère, qui possédait le Domaine Eurêka à Sainte-Cécile-de-Milton, c’est mon coach, et mon père, mon transporteur, donc ça aide beaucoup!»

Discipline pure  

La discipline de Béatrice Boucher, le dressage, représente des milliers d’heures de travail.

Considérée comme étant la discipline mère des autres disciplines équestres, elle est définie comme étant un art puisqu’elle est la représentation stylisée des mouvements gracieux du cheval.

L’humain doit lui enseigner les comportements souhaités, et la compétition sert à tester la qualité de la communication entre le cheval et son cavalier.

«Il y a tellement de technique dans le dressage que les gens abandonnent souvent», illustre l’athlète qui terminera ses études secondaires le printemps prochain.

Mais elle est beaucoup moins populaire que d’autres disciplines équestres, et les bourses sont quasi-inexistantes.

«Les gens ne paient pas vraiment pour voir ça, parce que quand tu commences, les bas niveaux, c’est plate parce que c’est tellement redondant!», lance Béatrice.

Mais elle n’a pas baissé les bras pour autant. Son parcours en est la preuve.

«Moi, j’ai toujours parti mes chevaux ou presque, et je pense que mon mérite, c’est ça. Mais c’est sûr qu’avoir eu la chance d’avoir de l’argent, ça aurait été beaucoup plus simple d’avoir un cheval tout prêt», nuance Béatrice, qui a sauvé son précieux partenaire, son cheval Fiori… de l’abattoir!

«Plus j’avance, plus les chevaux coûtent cher. Au niveau où je suis, j’ai compétionné contre des chevaux de plusieurs millions de dollars», rappelle l’adolescente, qui a sacrifié une année de compétitions, en 2012, pour effectuer un stage d’un mois en Géorgie, aux États-Unis, auprès de Jean-Luc Cornille, pour travailler la biomécanique.

«Mais ça valait la peine!», insiste la résidente de Saint-Dominique.

Les personnes intéressées à passer une commande pour l’un des objets confectionnés à base de crin de cheval par Béatrice Boucher peuvent le faire par Facebook, sur le compte qui porte son nom

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