Deux adultes sur dix n’ont pas de téléphone intelligent 

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Par Stéphanie MacFarlane
Deux adultes sur dix n’ont pas de téléphone intelligent 
Neuf adultes sur dix (93%) de 18 à 34 ans sont propriétaires d'un téléphone intelligent.  (Photo : Deposit photos)

TECHNO. Deux adultes sur dix résidant en Montérégie n’ont pas de téléphone intelligent. Tous les autres en détiennent un. C’est ce que révèle l’enquête NETendances 2020 – Portrait numérique des régions du Québec réalisée par l’Académie de la transformation numérique (ATN) de l’Université Laval.

En 2020, 81% des adultes possédaient un téléphone intelligent. Il s’agit d’une hausse de 20% depuis 2016. 

Un total de 82% des détenteurs sont de sexe masculin et 79% représentent la gent féminine. 

Ce sont chez les gens âgés de 55 ans et plus que l’on retrouve la plus faible proportion de détenteurs de téléphone intelligent. Soixante-cinq pour cent en détiennent un. Ils étaient 35% il y a cinq ans.

Chez les plus jeunes, 93% des 18-34 ans sont propriétaires d’un téléphone intelligent. Chez les 35-44 ans, ils sont 95% à en posséder un et 88% chez les 45-54 ans.

Tablettes électroniques

Si la possession d’un téléphone intelligent a connu une belle progression dans les cinq dernières années, les tablettes électroniques et les ordinateurs n’ont pas connu le même sort. 

En 2016, 57% des Montérégiens disaient posséder une tablette électronique. En 2020, ils étaient 59%. Cet outil électronique est plus populaire chez les 35-44 ans (62%), les 45-54 ans (61%) et les 55 ans et plus (60%). Un jeune adulte sur deux (54%), âgé de 18 à 34 ans, a dit en posséder une.

Dans l’ensemble du Québec, 79% des adultes détenaient un téléphone intelligent en 2020 et 54% avaient une tablette électronique.

Ordinateurs

Quant aux ordinateurs portables et de table, ils sont désormais moins présents dans les foyers de la Montérégie. En 2016, 84% des adultes disaient posséder un ordinateur. En 2020, ils étaient 78%.

Fait intéressant, la possession d’un ordinateur a diminué dans tous les groupes d’âge, entre 2016 et 2020, à l’exception des 55 ans et plus. Ceux-ci étaient 77% à en posséder un en 2020 contre 73% en 2016. 

Et l’internet?

L’enquête NETendances s’intéressait aussi à l’accessibilité à l’internet et au type de connexion utilisé. L’an dernier, 95% des foyers de la Montérégie étaient branchés d’une manière ou d’une autre à l’internet. 

Trois ménages sur quatre (75%) disposaient d’une connexion internet résidentielle avec un fournisseur de télécommunication. Deux pour cent disaient effectuer un partage de connexion à partir d’un appareil mobile. Enfin, 18% des répondants ont indiqué disposer de ces deux types de connexion. 

Navigation

Enfin, 94% des adultes ont indiqué avoir utilisé personnellement l’internet en 2020. Tous les répondants âgés de 18 à 34 ans ainsi que ceux de 45 à 54 ans ont affirmé naviguer sur le Web. Chez les 35-44 ans, 99% ont dit l’avoir utilisé l’an dernier, tandis que cette proportion est de 86% chez les 55 ans et plus.  

Quant à la langue de navigation, 79% des internautes de la Montérégie utilisent le plus souvent le français et 19% consultent le Web en anglais. L’autre portion des répondants (2%) a choisi une autre langue (1%) ou a mentionné ne pas savoir (1%).  

Au Québec, 94% des adultes possédaient une connexion à l’Internet à la maison l’an dernier et 95% ont affirmé avoir utilisé personnellement internet en 2020. Trois adultes québécois sur quatre (76%) ont affirmé naviguer le plus souvent en français sur le Web. Un Québécois sur cinq (21%) consulte ses pages en anglais, 2% dans une autre langue et 1% n’a pas répondu. 

Méthodologie

L’enquête NETendances 2020 – Portrait numérique des régions du Québec a été réalisée auprès de 12 000 adultes québécois, dont 1821 résidaient en Montérégie. 

Douze collectes de données ont été réalisées entre février 2020 et janvier 2021 par voie téléphonique et via le Web. « Les résultats ont ensuite été pondérés en fonction du sexe, de l’âge, de la région et de la langue des répondants afin d’assurer la représentativité de l’ensemble des Québécois », précise l’ATN dans son document. 

La marge d’erreur pour les données provinciales est de 0,89%. Celle pour les statistiques de la Montérégie est établie à 2,3%. 

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