Nouvelle escouade «Anti-Tag» à Granby

Par Ugo Giguere
Nouvelle escouade «Anti-Tag» à Granby

VANDALISME. Tout au long de l’été, une nouvelle escouade appelée Anti-Tag va entreprendre un grand nettoyage des graffitis. Brosses et chaudières en main, ce sont de jeunes contrevenants qui vont travailler à se racheter par de bonnes actions. Un projet coordonné par Justice alternative et médiation.

Pour procéder au nettoyage des murs des édifices publics, l’organisme mise sur un budget de départ de 3 000$ de la Ville de Granby. «C’était plus simple pour la Ville de nous donner une enveloppe plutôt que de payer à la pièce pour chaque graffiti effacé», explique Luc Genest, intervenant communautaire.

Dès le début des opérations, qui vont s’étendre de juin à août, l’équipe Anti-Tag va procéder à une tournée des édifices publics pour effacer les graffs déjà présents. Par la suite, l’escouade va intervenir sur appel. L’organisme s’engage à faire disparaître en 48 heures tout dessin non désiré qui lui est signalé.

Comme les deux périodes critiques pour l’apparition de graffitis sont la fin des classes et la rentrée scolaire, Anti-Tag va concentrer ses activités sur la période estivale.

Bien qu’une entente soit intervenue avec la Ville de Granby, l’organisme entend aussi accepter les contrats de commerçants et de citoyens. «On va aussi faire une proposition similaire à la commission scolaire», souligne Luc Genest.

Comme les activités de Justice alternative et médiation couvrent les territoires de Brome-Missisquoi et Rouville, les municipalités de ces MRC pourraient aussi être approchées.

L’importance de se racheter

Des projets comme Anti-Tag existent déjà un peu partout au Québec. Pour les jeunes qui y travaillent, il s’agit d’une occasion de se racheter. «Ce sont des jeunes qui ont commis une infraction criminelle, qui sont condamnés ou qui ont accepté une entente, et qui doivent effectuer des travaux communautaires», explique Luc Genest.

Au-delà d’une «sentence» judiciaire, c’est surtout une occasion de se faire valoir positivement. «Les gens vont savoir que ce sont des jeunes qui veulent se racheter. Ils vont voir qu’ils sont aussi capables de bons coups», souligne l’intervenant.

Une façon pour eux de réaliser qu’ils sont capables de contribuer de façon constructive à leur communauté.

Justice alternative et médiation en chiffres*

199 jeunes contrevenants

112 mesures de travaux communautaires imposées

4 224 heures de travaux bénévoles effectuées

*Source: Le Transmetteur, printemps 2013

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