Une soirée hommage pour France Arbour

France Arbour désirait deux choses pour sa soirée : présence et tendresse. Et elle les a eus! Près d’une centaine de personnes était rassemblée en début de soirée, dimanche, chez Boréart pour l’hommage réservé à cette grande dame de culture présenté dans le cadre de l’inauguration du Centre culturel France-Arbour.

Quelques instants avant le début de l’inauguration, la vedette de la soirée affichait un large sourire. «Tout ce que je voulais pour ce soir, ce sont deux mots très importants dans ma vie. Le premier, c’est la présence et tout le monde est là, puis il y a la tendresse que tout le monde va m’offrir. C’est tellement flatteur d’avoir un édifice à son nom», confie Mme Arbour.

«Globalement, c’est une fête culturelle à quelqu’un qui le mérite! France Arbour a fait parler de Granby partout où elle est passée. Elle a gardé ses racines ici», indique le maire de Granby, Richard Goulet. Ce dernier se souvient encore du moment où Mme Arbour l’a approché pour créer une politique culturelle. «C’est la première personne qui m’a contacté pour dire qu’il n’y en avait pas! Ce n’était pas dans l’intérêt de personne, alors j’ai dit qu’on allait en faire une et c’est ce qu’on a fait. France a toujours participé aux travaux. Elle suivait ce qui se passait!» Signe que l’occasion était grande, le maire avait préparé un discours, lui qui est habitué d’y aller de paroles spontanées lors de ses allocutions publiques.

Cette soirée n’aurait toutefois peut-être jamais eu lieu si ce n’était pas de l’intervention du comédien Luc Senay. «Il y a deux ans et demi, je suis allé proposer au maire de Granby de faire quelque chose pour France. Dès le départ, il a dit oui. Il n’y avait aucune ambiguïté qu’elle le mérite. Je voulais absolument qu’il y ait quelque chose. Que ce soit ÇA, ça me rend très fier. C’est amplement mérité», convient le résident de Shefford.

Le comédien Gilles Latulippe, un ami de longue date de France Arbour, était aussi de la fête. «Je suis très content pour elle. C’est une grande marque de confiance de la Ville de Granby. C’est rare que l’on rende hommage à quelqu’un de son vivant», dit-il.

Créatrice de destinés

Deux enfants (devenus grands!) du théâtre de Granby, qui ont vu leur vie être positivement influencée par France Arbour, n’avaient que de beaux mots à lui dire. «J’ai été son élève de mes dix ans à mes 20 ans. On a une belle relation. Je suis très choyé. Ce soir, c’est très touchant. Ça me replonge en enfance. C’est elle qui m’a donné le goût du théâtre, le goût des mots. France Arbour, c’est mon déclencheur à moi. Elle fait éclater les talents. C’est de l’or», raconte le comédien Martin Gougeon, qui agit à titre de maître de cérémonie du spectacle-hommage.

«Elle mérite cet hommage. Je trouve formidable qu’elle puisse l’avoir de son vivant et c’est son nom qui va se perpétuer à travers le temps. Granby ne serait pas la même pour la culture si ce n’avait pas été de France. Et je ne ferais pas ce métier si elle n’avait pas été dans ma vie. C’est la première qui m’a donné le goût d’interpréter des mots. Elle est venue nous montrer ce qu’on peut faire d’un texte. Elle a changé la trajectoire de vie à beaucoup de monde. C’est vraiment une grande dame», ajoute la comédienne et animatrice, Mélissa Dion-Deslandes.

Outre l’inauguration du Centre culturel France-Arbour, un spectacle est présenté à l’église Notre-Dame pour rendre hommage à la Granbyenne. La soirée se terminera avec le dévoilement de l’œuvre extérieure créée par l’artiste Fredy Rivas Gomez.

 

 

 

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