Éric Duhaime : « Si on veut vraiment que ça change, il faut investir la politique et non l’abandonner »

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Par Abdennour Edjekouane
Éric Duhaime : « Si on veut vraiment que ça change, il faut investir la politique et non l’abandonner »
« La priorité est de présenter un candidat qui ira à la rencontre de la population », a déclaré Éric Duhaime. (Photo : GranbyExpress-Abdennour Edjekouane)

POLITIQUE. Le 1er août dernier, Éric Duhaime était présent à Granby pour présenter le candidat qui portera les couleurs du Parti conservateur du Québec à Granby. Ses plans, son objectif, ses attentes, le chef du PCQ nous détaille sa vision politique.

Alors que beaucoup de ses collègues sont en vacances, Éric Duhaime a profité des congés d’été pour parcourir le Québec et présenter ses candidats dans les différentes circonscriptions. « L’élection c’est le 3 octobre, ça va être une courte campagne. Le candidat a beaucoup à faire et il faut se faire connaitre », a confié M. Duhaime. « Les chefs des autres partis ont décidé de faire ça par communiqué de presse en annonçant 50 candidats d’un coup, moi j’ai choisi d’aller à la rencontre des gens au cours des rassemblements militants dans chacun des coins du Québec et présenter mes candidats un à un », a-t-il poursuivi.

Accompagné de Stéphane Bernier, l’homme qui s’opposera à Francois Bonnardel le 3 octobre prochain, Éric Duhaime a confirmé que ses priorités pour la région de Granby sont de prendre le pouls de la population et de préparer les engagements locaux. « La priorité est de présenter un candidat qui ira à la rencontre de la population (…) Nous avons des engagements sur la scène nationale, mais il faut les décliner au niveau local et régional, et c’est ce à quoi Stéphane va s’attarder, autant dans ses rencontres porte-à-porte que dans des rencontres avec des entreprises et des gens un peu partout. »

« Je veux aller sur le terrain faire du porte-à-porte, voir les entrepreneurs, voir ce qu’ils ont vécu et ce dont ils ont besoin. On veut discuter des changements qu’ils veulent voir arriver, et à partir de ce moment, nous ferons nos propositions durant la campagne », a complété M. Bernier.

Les enjeux

« On est un parti qui est différent », a souligné M. Duhaime en entrevue. « Pas juste à cause des mesures sanitaires, mais sur un paquet d’autres enjeux. Notre slogan c’est « libre chez nous » et ça passe par plusieurs axes. » Hausse des taux d’intérêt, prix de l’essence affolant, épicerie de plus en plus chère. Il n’est plus un secret pour personne que l’inflation ne cesse d’augmenter et que le pouvoir d’achat des Québécois baisse. Pour contrer ce phénomène, Éric Duhaime martèle que le gouvernement doit se serrer la ceinture afin de redonner aux contribuables. « On propose des baisses d’impôts qui peuvent atteindre jusqu’à 2000 $ pour quelqu’un qui gagne entre 80 000 et 90 000 $. On veut aussi suspendre la taxe sur l’essence, c’est important parce que ça l’a un effet domino sur tout ce qu’on consomme, même ceux qui n’ont pas de voiture paient le prix fort pour ces hausses.

« Pour faire rouler l’économie, M. Duhaime a également dit vouloir développer les ressources naturelles du Québec de façon responsable. « On veut que le Québec exploite ses ressources gazières et pétrolières, et on est le seul parti à le proposer. Francois Legault l’avait promis lors de la dernière élection, mais il a trahi ses engagements envers les Québécois. Il a même fait le contraire en adoptant une loi qui interdit toute forme d’exploitation de nos ressources. Nous, on va être le parti qui va défendre les travailleurs de cette industrie, l’environnement et l’autosuffisance du Québec en matière énergétique. »

Au niveau de la santé, le chef du parti a confié vouloir décentraliser le réseau pour que les décisions se prennent au niveau du patient. « On veut qu’il y ait de la concurrence entre les différents établissements de santé et on veut que l’argent suive le patient. On veut additionner la contribution du secteur privé au réseau de la santé », a exprimé l’ancien animateur de radio.

Pour ce qui est des garderies, Éric Duhaime promet une grande flexibilité. « On souhaite aider les parents qui ont des horaires de travail atypiques et irréguliers et qui n’ont pas accès aux garderies publiques, ainsi que ceux qui sont sur des listes d’attentes. On veut aider ces gens en leur donnant 200 $ par enfant, par semaine, pour les parents qui travaillent, qui paient des impôts et qui ont besoin de l’État pour garder leurs enfants. »

Combattre le cynisme politique

Interrogé sur le cynisme politique qui se propage au sein de la population, M. Duhaime, qui n’avait jamais pensé revenir en politique, a avoué que c’était un phénomène qu’il fallait combattre sans relâche. « Nous sommes nombreux à avoir voté pour la CAQ et à nous être fait trahir pratiquement à tous les niveaux. Notre défi est de convaincre les gens d’aller voter tout court, parce que, quand un gouvernement manque ses engagements comme François Legault l’a fait, ça fait en sorte que des électeurs boycottent les urnes et c’est bien sur la mauvaise solution. Il faut au contraire sanctionner ces politiciens. »

« Si on veut vraiment que ça change, il faut investir la politique et non l’abandonner. Je pense que ça va fonctionner, parce que nous sommes passés de 500 à 60 000 membres en un an, jamais un parti politique au Québec n’avait connu une telle croissance. On est passé de 1 à 19 % dans les sondages, et on est le premier parti en termes de donateurs, et tout ça me donne foi et me démontre qu’il y a des  Québécois qui veulent du changement », a conclu le chef du PCQ.

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