Mobilisation pour les travailleurs des services psychosociaux et de réadaptation

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Par Sarah Villemaire
Mobilisation pour les travailleurs des services psychosociaux et de réadaptation
Pour les travailleuses et les travailleurs du Centre de réadaptation en déficience intellectuelle et en troubles envahissants du développement, du Centre montérégien de réadaptation et des centres en dépendance Virage et Foster, les offres présentées en négociation par le gouvernement ne permettront pas d’améliorer les conditions du personnel ni les services qu’ils offrent à des populations parmi les plus vulnérables. (Photo : Granby Express_Sarah Villemaire)

MANIFESTATION. Une fois de plus, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) est venue supporter ses troupes lors de la manifestation orchestrée par les travailleurs et  travailleuses des services psychosociaux et en réadaptation du Centre montérégien de réadaptation et des centres en dépendance Virage et Foster. Convention collective échue depuis le 31 mars dernier, les offres proposées sur la table de négociation ne permettront pas, selon les travailleurs, d’améliorer les services offerts à une population vulnérable et de bonifier les conditions du personnel à bout de souffle. 

Une vingtaine de travailleurs se sont rassemblés, trompettes et banderoles  à la main, dans le stationnement du Centre multiservice de Granby sur l’heure du dîner. Ils avaient tous le même objectif soit de réclamer des changements dans le domaine des services psychosociaux et de réadaptation dans la région. Le manque de personnel, les heures supplémentaires obligatoires qui s’accumulent, des taux records d’absences maladie et l’allongement des délais d’intervention auprès des usagers constituent les principaux facteurs portant le personnel à bout de souffle. Cet essoufflement collectif est principalement marqué par l’alourdissement de la bureaucratie ainsi que les lignes de communication déficientes au sein de l’établissement.

«Les problèmes que nous vivions dans les services sociaux à l’enfance, à la jeunesse et aux populations les plus vulnérables ont trop longtemps été ignorés par les décideurs. Résultat : on a assisté à de véritables drames dans la région de Granby qui ont fait les manchettes du côté de la protection de la jeunesse. Et ce n’est que la pointe de

l’iceberg. Quand de jeunes enfants doivent attendre un an, sinon plus, avant de recevoir les services dont ils ont besoin pour se développer, grandir et s’épanouir, ce sont plein d’autres petits drames qui se jouent et qui auront des répercussions durant toute leur vie», dénonce Roxanne Palardy, représentante du personnel professionnel et technicien en santé et services sociaux à  la FSSSCSN.

Des négociations qui n’en finisse plus

Depuis quelques mois, les représentants syndicaux se présentent aux tables de négociation dans l’espoir de faire valoir leur point.

«On est assis à la table de négociation et on ne trouve pas ça simple, car on a l’impression d’avoir un discours de sourd», explique Christian Meilleur, représentant de la catégorie du personnel paratechnique, des services auxiliaires et métier de la CSN. À ce jour, plus de 30 séances se sont déroulées sans qu’aucune entente formelle n’ait été signée.

«En ce moment, il y a plein de sujets auxquels on ne peut pas discuter à ces tables-là. Ils ne veulent même pas que l’on discute de santé et sécurité au travail», explique Roxanne Palardy. En attendant, les représentants syndicaux mobilisent leurs troupes et ont l’intention de continuer à manifester dans les prochaines semaines.

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