Le Canada sera bien représenté au Challenger de Granby

Le Canada sera bien représenté au Challenger de Granby
Stéphanie Dubois

TENNIS. Lacko, Jaziri, Peliwo, Levine, Coin, Abanda, Dubois, Zhao,… Une fois de plus, les courts du Tennis St-Luc accueilleront de solides joueurs et joueuses du 12 au 20 juillet prochain dans le cadre de la 19e édition du Challenger Banque Nationale de Granby. Et le Canada sera bien représenté avec la présence confirmée de plusieurs étoiles montantes du tennis canadien.

«Chez les hommes, on a une très bonne cuvée. On va avoir de solides représentants et plusieurs joueurs sont de retour», lance d’emblée, Richard Quirion, directeur des tournois à Tennis Canada. La première tête de série chez la gent masculine sera le Slovaque Lukas Lacko (88e raquette mondiale) qui a baissé pavillon, l’an dernier, en finale contre le Canadien Frank Dancevic.

Ce dernier n’a pas encore confirmé son retour. «On est encore en pourparlers. Je n’ai pas eu de non définitif encore. Il n’est pas encore inscrit sur la liste alors il faut peut-être prendre ça pour un non plutôt que pour un oui pour l’instant. Il a quand même bien joué récemment et rendu à son niveau, à son âge aussi, il souhaite peut-être accumuler plus de sous plutôt que des points», indique M. Quirion.

Parmi les autres joueurs à surveiller, notons la présence du Tunisien Malek Jaziri (121e), du Croate Ante Pavic (163e), du Français Vincent Millot (209e) et de l’Australien Luke Saville (236e).

Les Canadiens seront également bien représentés avec Steven Diez, Jesse Levine et Philip Bester. Le Canadien de 19 ans, Brayden Schnur, actuellement classé 563e au monde, devrait recevoir un laissez-passer. «Il joue du très solide tennis», avise Richard Quirion.

Pour l’anecdote, Eugène Lapierre, vice-président de Tennis Canada et directeur du tournoi granbyen, a confié, lors du point de presse, que Bryden a été le partenaire d’entrainement de Milos Raonic, l’an dernier à la veille de la Coupe Rogers. «Milos voulait s’entraîner et Bryden a battu Raonic trois fois! Il faut dire que Milos n’était pas dans sa meilleure forme, mais ça a donné un boost à Bryden et quelques semaines après, il remportait les Internationaux de tennis junior de Repentigny.»

Enfin, les Granbyens pourront renouer avec le Vancouvérois Filip Peliwo. «Il connait d’excellents moments. L’an dernier, la transition entre les juniors et les hommes a été plus difficile, mais il travaille très fort pour gravir les échelons», concède M. Quirion. «Nos deux jeunes que l’on a mis sur l’affiche [Abanda et Peliwo] vont avoir de la pression cette année et Peliwo, c’est une année charnière pour lui», ajoute Eugène Lapierre.

Les dames

La Japonaise Eri Hozumi (166e) sera la raquette favorite pour la portion féminine du tournoi, tandis que la deuxième tête de série sera la Française Julie Coin (209e), une habituée du Challenger de Granby et ex-60e mondiale. Si l’an passé, le tournoi avait tous les airs d’un «Japan Open» avec une importante délégation nipponne, cette année, huit Japonaises sont actuellement inscrites au tableau principal. «Nous avons encore une bonne présence japonaise, mais elles devront rivaliser avec les Canadiennes. […] Nous avons une très belle présence des joueuses canadiennes», fait remarquer Richard Quirion. La championne de 2011 et finaliste en 2012, Stéphanie Dubois, fera un retour en sol granbyen. Actuellement 280e raquette mondiale, elle se remet d’une blessure au poignet. La Canadienne Carol Zhao, qui joue du bon tennis par les temps qui courent, devrait pouvoir accéder au tableau principal, tandis que la Saguenéenne Marie-Alexandre Leduc, âgée de 17 ans, pourrait bien recevoir un laissez-passer.

Enfin, la jeune sensation du tennis québécois, Françoise Abanda, qui a été demi-finaliste à Roland Garros junior plus tôt cette année, sera de retour à Granby. Les représentants de Tennis Canada comptent sur la jeune joueuse, âgée de 17 ans, pour attirer les foules. «C’est une très bonne joueuse qui a un très bel avenir», prédit M. Quirion. À l’édition 2012 du Challenger de Granby, Abanda avait été battue au deuxième tour par nulle autre qu’Eugénie Bouchard.

 

Un engouement signé Eugénie Bouchard

(S.M.F.) En signant une victoire en demi-finale de Wimbledon contre la Roumaine Simona Halep, la Québécoise Eugénie Bouchard a écrit une page d’histoire du tennis canadien, jeudi, en étant la première Canadienne a accédé à une finale d’un tournoi du Grand Chelem.

«C’est probablement l’une des plus grandes journées dans l’histoire du tennis canadien», résume Eugène Lapierre.

Cette réalisation de la championne de l’édition 2012 du Challenger de Granby aura de beaux effets sur le tournoi croient les organisateurs.

«C’est excessivement bon pour notre sport. On devrait voir un impact ici, sur notre billetterie et sur nos jeunes», ajoute Eugène Lapierre. «Ça crée un engouement pour le tennis, on le voit. Il faut trouver une façon de ramasser ce succès provoqué par Eugénie [Bouchard] et Milos [Raonic]. […] On aura un rôle à jouer auprès des jeunes. On organise quelque chose pour le 20e. Je vous en reparlerai», promet Alain Faucher, président du Challenger de Granby.

«S’il fallait qu’un des deux gagne ou les deux, imaginons! C’est sûr qu’on arrête tout samedi et dimanche et qu’on sort le champagne et les fraises», lançait en riant mercredi soir, Alain Faucher. Malheureusement pour lui, Milos Raonic a été défait jeudi midi par le Suisse Roger Federer. Toutefois, le Canadien Vasek Pospisil, qui a gagné Granby en 2012, et son coéquipier, l’Américain Jack Sock, seront de la finale du double masculin de Wimbledon. Une autre raison de célébrer.

 

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