Une victoire saguenéenne dans la douleur

Une victoire saguenéenne dans la douleur
L'équipe gagnante du medley cadet féminin.

JEUX DU QUÉBEC- L’équipe cadette de relais medley (400m, 200m, 200m et 800m) du Saguenay-Lac-Saint-Jean a remporté dans la souffrance la 5e des 8 épreuves de relais présentées mardi aux finales d’athlétisme des Jeux du Québec à Longueuil.

La première à s’élancer a été Sarah Bellemarre-Ferland, 15 ans, qui après avoir pris une belle avance au 400m, a donné le premier relais avant de s’écrouler sur la piste en répétant qu’elle avait mal à la tête. Aidée par une coéquipière, elle a retrouvé ses esprits et a encouragé sa partenaire, qui s’approchait du dernier relais.

 

«J’avais éprouvé des maux de tête à la natation qui sont revenus à la fin de ma course à cause de l’effort. J’avais dit à Nina (la 3e coureuse) que je l’encouragerais et il n’était pas question que je brise ma promesse. Je voulais tellement qu’on gagne l’or. Je ne sais pas si ça aide vraiment mes coéquipières, mais je veux qu’elles sentent que je suis là. De toute façon, l’adrénaline doit sortir», dit Sarah, la plus grande et plus volubile fille du quatuor.

 

«Je n’ai pas entendu les cris des coéquipières car j’étais dans ma bulle, mais je sais qu’elles étaient avec moi. Je ne pensais qu’à garder l’avance prise par Sarah et surtout, ne pas me faire dépasser. Je performe vraiment mieux quand mes coéquipières m’encouragent. Quand je me sens appuyée par mes coéquipières, ça m’enlève beaucoup de stress. Je ne suis plus seule avec la fatigue», a expliqué Marie-Soleil Guay, 15 ans.

 

«Moi aussi, j’étais dans ma bulle, mais je crois avoir entendu un peu les cris vers moi. J’avais peur, je ne voulais tellement pas faire perdre l’avance de l’équipe, je devais garder la confiance et les encouragements m’aidaient», a relaté Nina Mansaray, 15 ans.

 

«La confiance a joué. J’avais battu mon adversaire au 800m individuel. Je me disais que j’étais la championne du 800m et qu’il n’était pas question qu’elle me batte. Je sais que je suis forte en fin de parcours et cette façon de penser m’aide. Le moment le plus difficile est au 500e mètre. C’est le début du 2e tour, j’entre au virage avec un peu de fatigue dans les jambes. Je sais alors que rien n’est joué et qu’il faut éviter la faute technique ou la blessure. Après, ça va mieux», a quant à elle indiqué Nicolas Martin, 14 ans, la dernière coureuse.

 

 

 

 

 

 

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